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Comment mettre une personne sous tutelle sans son accord ?

Comment mettre une personne sous tutelle sans son accord ?

La tutelle est la mesure de protection la plus stricte applicable aux personnes en situation de perte d’autonomie. La tutelle concerne les adultes qui ont besoin d’être représentés dans les actes de la vie civile, en raison d’une modification de leurs facultés personnelles. Trouvez la définition de la tutelle et ses conséquences.

Tutelle — quelle définition et quelle application ?

Par définition, la tutelle est un régime de protection juridique pour les personnes qui doivent être représentées en permanence dans tous les actes de la vie civile afin d’éviter qu’elles ne se blessent elles-mêmes ou ne délabèrent aveuglément leurs biens. Elle peut être appliquée également aux mineurs (par exemple, si l’autorité parentale n’est plus capable d’exercer pour l’enfant) et aux adultes protégés (si le principal concerné est reconnu incapable). La responsabilité juridique d’une personne sous tutelle est donc confiée à un tuteur (nommé par le juge de tutelle).

A voir aussi : C'est quoi la curatelle renforcée ?

La tutelle peut être demandée lorsqu’une personne se trouve dans les situations suivantes :

  • son état de santé mentale est gravement altéré et ne garantit pas son autonomie dans les gestes de la vie civile,
  • ses facultés physiques sont altérées au point de l’empêcher d’exprimer sa volonté.

Un simple témoignage de la famille ne suffit pas pour demander une tutelle. Un médecin, choisi à partir d’une liste établie par le ministère public (à saisir le tribunal de première instance correspondant au domicile de la personne à protéger), doit décrire l’état de santé de l’adulte dans un certificat médical détaillé . Cette opération permet surtout de prouver l’altération des facultés subies par la personne concernée par la tutelle.

A lire également : Pourquoi une mise sous tutelle ?

tutelle est la plus complète des trois mesures de protection juridique des adultes La (protection de la justice, tutelle). Cependant, il peut être modelé en fonction des besoins et des capacités de la personne protégée.

Comment mettre une personne sous tutelle ?

Tout d’abord, vous devez savoir que le juge de tutelle prononcera le régime qui convient le mieux à la personne que vous souhaitez voir protégée. Il est donc nécessaire de comprendre clairement la différence entre la tutelle et la tutelle, qui sont deux régimes dont les effets respectifs doivent être distingués. Les droits d’un tuteur sont donc plus larges que ceux du curateur.

Une fois que vous avez bien compris les différentes mesures de protection, une demande écrite doit être adressée au greffe du tribunal de première instance de la résidence habituelle de la personne concernée par la mesure. Cela nécessitera un dossier de demande contenant plusieurs éléments concernant la personne à protéger :

  • indiquer son identité (nom, prénom)
  • décrire les faits justifiant de votre point de vue sa tutelle
  • fait établir son certificat médical (au coût de 160€) par un médecin accrédité
  • pour délivrer, si possible, ses informations relatives à sa situation familiale, financière ou immobilière
  •  : indiquer les coordonnées de ses proches ainsi que de son personnel. médecin.

Par la suite, le juge décide :

  • rejeter la demande de tutelle
  • approuver
  • préférable à un autre système de protection juridique.

Outre le cas où l’état de santé de la personne concernée n’est pas susceptible de s’améliorer, la tutelle sera effective pour une durée maximale de 5 ans.

Qui peut demander une tutelle ?

Les personnes autorisées à demander la tutelle sont :

  • la personne elle-même
  • un parent ou des alliés (frères et sœurs)
  • ses enfants
  • un conjoint
  • un partenaire d’un Pac ou une cohabiter
  • toute personne ayant proche et liens stables avec lui,
  • le curateur,
  • le procureur.

La demande doit être présentée au greffe de la Magistrate Court par lettre recommandée avec accusé de réception prouvant la date de remise de la requête. Le jugement est alors rendu dans un délai de deux mois à un an.

L’ article 425 du Code civil définit légalement l’état d’un adulte qui peut être placé sous tutelle et donc les conditions d’acceptation de la demande.

Si le juge refuse la tutelle, la personne qui a fait la demande initiale sera la seule personne à pouvoir faire appel de la décision. Elle devra également demander un recours auprès du Greffe de la Magistrate Court (recommandé), y compris un avis de réception.

Bon à savoir  : vous pouvez également demander l’autonomisation de la famille afin de protéger les intérêts de votre bien-aimé. Cela évite les étapes complexes pour mettre en œuvre une tutelle mesure.

Comment savoir si une personne est sous tutelle ?

Plusieurs mesures doivent être prises pour déterminer si une personne est sous tutelle :

  • Demande de certificat de naissance auprès de la mairie : si ce dernier indique un numéro d’annuaire civil, vous devrez demander au tribunal de grande instance l’extrait correspondant au numéro en question.
  • Adresse au Greffe à la Haute Cour du lieu de naissance de l’intéressé.

Comment devenir un tuteur d’une personne ?

L’ entourage familial est généralement privilégié par le juge de tutelle. Le conjoint est souvent choisi comme priorité. Avant toute décision, le juge tient compte :

  • les préférences personnelles de l’adulte de protéger
  • leurs relations familiales
  • leur patrimoine afin de protéger
  • le niveau de motivation et de compétences de chaque personne.

Dans plusieurs situations, les tribunaux peuvent donner préférence à un tuteur professionnel (ou MJPM : agent judiciaire sur la protection des adultes, statut supervisé). Plusieurs éléments sont nécessaires pour devenir un tuteur professionnel :

  • être âgé d’au moins 25 ans (21 ans s’il est délégué aux prestations familiales sous certaines conditions)
  • avoir une expérience professionnelle ou des diplômes prouvant ses compétences
  • pour avoir suivi une formation au MJPM, et posséder le Certificat national de compétence de l’agent judiciaire pour la protection des adultes ( CNCMJPM)
  • ont un casier judiciaire vierge
  • à inscrire sur une liste de candidats (contactez votre UDAF : Union Départementale des Associations Familiales)
  • à approuver par le préfet et procureur de la République
  • ayant prêté serment devant le Tribunal d’Instance.

Un tuteur professionnel doit également assumer toutes les charges liées à sa fonction. Parmi ceux-ci, nous notons la nécessité de faire rapport régulièrement au registraire ou l’obligation de convenir les décisions prises par le juge de tutelle avant d’intervenir au nom de la tutelle. En cas d’actes malveillants, il peut être révoqué ou même condamné.

Quelles sont les conséquences de la tutelle sur la protection des biens ?

La personne âgée sous tutelle est considérée comme un mineur dont les actes sont invalides en droit et dont les biens doivent être gérés par un tiers, le tuteur. Cette personne protégée est appelée « empêchée ». Lorsque le patrimoine de l’adulte sous tutelle est important, le juge nomme également un conseil de famille (4 à 6 personnes proches de l’adulte).

La personne exerçant la tutelle représente donc l’adulte protégé dans tous les actes de la vie civile.

Protection des biens
Type d’actes

Explication Rôle le tuteur
Actes administratifs Gestion quotidienne Le tuteur les rend seuls. Il perçoit les revenus de la personne sous tutelle et s’occupe de ses dépenses. Il doit respecter un budget déterminé par le juge de tutelle ou le conseil de famille
Actes de disposition Tout ce qui engage le patrimoine de l’adulte Le tuteur représente également l’adulte, mais seulement avec l’autorisation du juge ou conseil de famille
Dons Disposition libre La tutelle peut faire des dons, mais il a besoin de l’aide ou de la représentation du tuteur responsable, ainsi que de l’autorisation du juge ou du conseil de famille.

Un adulte sous tutelle peut également être autorisé à faire certains achats courants dans un budget prédéfini.

Quelles sont les conséquences de la tutelle sur la protection de la personne ?

Depuis la réforme de la tutelle, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2009, la tutelle s’étend également à la « personne » et plus seulement aux biens de l’adulte protégé.

L’ adulte sous tutelle a le droit, si son État le permet, de prendre des décisions concernant sa seule personne (choix du lieu de résidence, relations personnelles avec des tiers…). Dans le cas contraire, le juge autorisera le tuteur à l’assister dans ces actes.

La personne protégée n’a plus le droit de vote , sauf si le juge de tutelle estime que son État lui permet d’exercer ce droit civique.

L’ adulte ne peut se marier qu’avec l’autorisation du conseil de famille ou du juge des tutelles . Ce dernier doit également entendre les deux futurs conjoints. La tutelle ne peut pas divorce par consentement mutuel et doit être représenté par un tuteur pour d’autres types de divorces.

La personne protégée et son tuteur reçoivent ensemble des informations sur sa santé. L’ adulte adulte peut participer à la prise de décisions médicales le concernant et son consentement devrait être appliqué dans la mesure du possible en fonction de ses facultés mentales.

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